Bilan de mi-parcours

La première semaine de vacances s’est achevée par une belle sortie dominicale en famille,donc repos forcé, pas de bricolage.
A l’aube de cette nouvelle semaine, le point sur les travaux:

LE KILT:
La majorité du gros oeuvre est fait. Coupe, assemblage, ourlets et plissage au vinaigre, c’est bon.
La ceinture est coupée, en attente d’entoilage (coupé et épinglé aussi, il manque juste le coup de fer).
Je rencontre un léger défi technique: comment insérer proprement une fermeture éclair dans un pan de tissu de manières à la fois solide (pour éviter que la fente ne se déchire plus bas), confortable (pas de surépaisseurs ou coutures multiples) et esthétique (parce que même si c’est caché, il n’y  pas de raison que ce soit moche…).
J’ai coupé une petite pièce de renfort à coudre à la base, entoilée elle aussi, apuka découper le tissu et poser la fermeture éclair… Ensuite, la pose de la ceinture devrait être très simple et rapide, et je pourrai passer à la déco: pose des pressions de fermeture, et dessin et réalisation des diverses et nombreuses poches.

petite photo des plis en cours de formation…

LE PEDALBOARD:
La couche d’apprêt est faite, la première couche de vernis acajou également, j’attaque la deuxième couche aujourd’hui.
Pour l’instant c’est un peu pâlichon, mais il y aura certainement au minimum 3 ou 4 couches pour obtenir un bel acajou intense et profond (et un vernis solide par-dessus le marché).
Les idées de décoration font leur chemin, plus de photos et d’infos dans un prochain article…

en l’état actuel:

LE CORSET UNDERBUST:
Brainstorming sur les patrons. Je n’ai pas la moindre idée de quelle forme conviendrait à la fois à mon objectif (illusion de taille fine sans trop de restriction de taille)et à ma contrainte de tissu (tissu à rayures). j’ai trouvé quelques idées, et 2 ou 3 patrons, tous à modifier car ce sont des overbust et je voudrais faire simple pour un premier corset…
Voici mon tissu:

Idée numéro 1: un corset 1890 Tiré du livre de Jill Salen (page 58)
* Ce qui m’a tapé dans l’oeil: le cordage horizontal sur les hanches. Je me suis dit que ça pourrait être marrant de placer mon tissu avec les rayures horizontales sur cette partie, et piquer un cordage, vrai ou faux en suivant les rayures.
* Ce qui me plaît moins: le manque de baleines sur l’avant et de lignes plongeantes vers le busc

Idée numéro 2: un corset à goussets de 1876, tiré d’un patron historique du magazine De Gracieuse, ici réalisé par la talentueuse Augustintyar du blog Before the Automobile
* Ce que j’aime: le baleinage plongeant qui donne l’illusion de la taille fine. Et la facilité à le raccourcir en underbust en supprimant les goussets de poitrine et coupant les autres pièces.
* Ce qui me gêne: la difficulté de montage des goussets sur les hanches, et le baleinage vertical qui est à la fois mieux pour le maintien et la ligne visuelle, mais rend plus compliquée l’utilisation des rayures à l’horizontale. => deux options, couper les pièces dos et côté pour ne faire qu’un seul empiècement de hanche à la place des 2 goussets, supprimer les baleines et corder OU garder le tissu vertical partout.

juste pour rire, la photo du patron avant démêlage…

Idée numéro3: un corset à goussets de 1898, patron gratuit de Ralph Pink
* Avantages: patron simple d’utilisation pour une débutante, pas de goussets
* Inconvénients: je n’aime pas trop les busc cuiller, mais je ne suis pas sûre de pouvoir le remplacer par un busc droit tout en conservant la forme et la ligne esthétique du corset…

Affaire à suivre, les 3 patrons demandent un travail égal de mise à mesures et ajustements à mon projet, c’est donc un long travail de réflexion qui commence…

Murder Party en 1910: la genèse de la robe…

Un seul article, pour une cogitation qui s’étale sur un bon mois et demi.

A l’origine était l’inspiration, que je vous ai moultement détaillée ici et ici.
Puis est venu le shopping, et là oh joie bonheur etc… j’ai retrouvé la jolie microfibre pas chère couleur Cuisse de Nymphe qui m’avait servi en mai 2012 pour réaliser la robe du Swap Baccalauréat! (pas encore fait l’article, oups, il faut que je m’y mette…)

Premiers épinglés fin août, avec mes mousselines:

Volant de mon rideau de tulle brodé ancien, ceinture en mousseline violette
Le même en rajoutant le corps du rideau en surjupe courte (période 1912)
Toujours le même rideau, cette fois en version longue, et ceinturé de vert, galon brodé géométrique (tendance Art Déco) en bas de la robe

Commentaires: je préfère avec surjupe que sans. Plutôt surjupe courte que surjupe longue, mes goûts me portant plus naturellement vers la mode 1912. Le galon Art Déco est très joli, mais pas forcément très compatible historiquement avec la surjupe longue, forme 1909, plus période Art Nouveau que Art Déco…
Les mousselines sont jolies mais cela manque de contraste. Je préfèrais mon doupion de soie rouge cerise, mais l’épinglé était moche comme tout.

Deuxième série d’épinglés en octobre, avec ma soie rouge cerise:
Cette fois j’ai pris mes petits ciseaux et sauvagement découpé avec délicatesse le volant du rideau, car c’est sûr, je veux l’utiliser pour les manches!
Volant sur les épaules, corps du rideau horizontal, froncé derrière pour former une traîne, et ceinture haute en soie rouge.
Voici une manche en mousseline de soie brodée de perles de jais qua j’avais achetée en brocante dans l’idée d’en décorer un corset

Quelques coups de ciseaux plus tard, les bandes perlées de la manche se sont retrouvées sur la robe, histoire de la rendre un peu plus… rock’n’roll (un peu moins romantique-ingénue, quoi)

Commentaires: la version sans perles fait très robe d’après-midi, ce qui conviendrait mieux au cadre de la Murder Party, mais moins au caractère de mon personnage, que je voudrais plus ambigu (oui, c’est une douce créature fragile, romantique et respectable, mais… un peu de feu couve sous la glace…); la version avec perles fait plus robe de soirée, plus femme mûre aussi, mais un peu too much à mon goût.
Je valide totalement le rideau posé ainsi, juste froncé au milieu dos, cela se rapproche de nombre de mes illustrations 1909 avec une traîne. Le volant de dentelle aussi, je vais froncer le bord avant pour éviter qu’il ne pendouille.
Prochain essai, ne garder que les bandes de perles étroites, en guise de bretelles (posée au bord de la robe et pas en V) car elles sont trop courtes pour couvrir tout le décolleté.

La forme me convient, j’ai donc plongé dans mes livres à la recherche de patrons!
Trouvé mon bonheur dans The Cut of Women’s Clothes (Norah Waugh) pour la jupe: jupe taille haute corsetée, un panneau plat milieu devant, 2 panneaux légèrement évasés sur les côtés, et plus d’ampleur à l’arrière avec une légère traîne. En plus la planche a des cotes, apuka prendre les mesures, agrandir et zou!

Et dans Patterns of Fashion 2 (Jill Salen), la très fameuse, vue et revue Laurel Dress, qui ne me tente pas du tout, mais dont la construction du bustier est remarquablement détaillée et adaptée à mon projet: doublure baleinée, bande du buste, ceinture en forme doublée elle aussi… tout y est


Projet XVIIIème : le corps semi-baleiné (2)

Dans un objectif d’investissement minimal pour cette expérimentation maximale, j’ai donc acquis le livre suivant :
Il contient à la fois le patron de la robe chemise, celui d’un corps baleiné (entièrement), et bien d’autres jolies choses de toutes périodes…
Voici la planche originale de Leloir, dont est tiré le patron du livre :

ETAPE N°1 : L’agrandissement a été fait à la main, selon plusieurs méthodes trouvées sur le net… tracer les carreaux sur la photocopie du livre agrandie à un format A4 a été une partie de plaisir. Le référencement de tous les petits points et les calculs pour passer des centimètres aux inches, fastidieux mais fastoche !L’affaire s’est corsée quand j’ai dû reproduire mon quadrillage en taille réelle sur une grande feuille (du vieux papier peint) : non seulement c’est long à faire, mais en plus, j’ai foiré mes angles droits, malgré la règle ET l’équerre conjuguées, screugneugneu…
Le A4 quadrillé, et la feuille de mesures sur le quadrillage taille réelle  
Et tadam !
Ce n’est que bien après que j’ai découvert l’existence de ce site qui propose tous types de feuilles quadrillées à imprimer ! bon, ce sera pour la prochaine fois…

ETAPE N°2 : Comme il s’agit d’un patron historique du XVIIIème, il faut le mettre à mesures… la planche de Leloir ne comporte aucune indication des mensuration de la dame à qui ce corps était destiné. La première chose à faire a donc été de déterminer (un peu au pif) l’emplacement des lignes de poitrine, de taille et de hanches… Bon taille c’est facile, c’est à priori le point le plus étroit de chaque pièce ; poitrine, vu les décolletés de l’époque et l’effet « push-up » produit par ce type de corset, j’en ai déduit que la ligne de poitrine passait quasi à ras du bord supérieur (j’ai laissé une simple marge de 1 à 2 cm, pour le principe de ne pas montrer les aréoles, ce qui est ridicule car ces corps ses portent exclusivement par-dessus une chemise) ; ligne de hanches, il n’y en a pas, les corps de cette fin de siècle finissent assez haut, et les « tassettes »  (les espèces de bords découpés dans le bas du corset) démarrent quasi à la taille).
Comme je m’y attendais, j’ai du rajouter des centimètres au tour de poitrine (un peu) et au tour de taille (beaucoup) ; par contre, à ma grande surprise, dessous de poitrine et hauteur de buste correspondent parfaitement aux mesures du patron d’origine !
Une fois le patron tracé et découpé, il faut passer à la toile

Projet XVIIIème : le corps semi-baleiné (1)

Mes sources d’inspiration pour le corps semi-baleiné, pêle-mêle :

LES PATRONS

marquise.de
marquise.de 
costumersmanifesto 













 americanduchess

















LES CORPS HISTORIQUES

musée du costume de Bath
1770

1760-70


LES BLOGGUEUSES ET BOUTIQUES

1780
par Augustintytär
style 1740-60, sans bretelles




modèle 1780 selon Norah Waugh
Et l’excellentissime tuto de Fubuki pour Couture Urbaine.

Avec tout ça, ça donne envie de se lancer, non ?