Murder Party en 1910: Patchwork du Work in Progress

La Murder, c’est après-demain! Mais…euh… tout n’est pas fini :-/ Il y a encore pas mal de pain sur la planche…
Alors pas le temps de faire un billet détaillé, il faudra attendre la semaine prochaine pour que je vous détaille toutes les passionnantes -et parfois stressantes- étapes par lesquelles je suis passée, mes espoirs et mes déboires.

Pour patienter, un petit pêle-mêle de photos des ces dernières semaines de folie couturistique:

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Murder Party en 1910: Corset (4)

De très grandes avancées depuis le dernier article sur ce corset!
Il est presque terminé…

Tous les couloirs sont piqués, busc, baleines et oeillets en place. Il ne manque que les 4 dernières paires d’oeillets en bas, que je broderai car je n’avais pas assez d’oeillets métalliques pour toute la longueur du corset…

Etape intermédiaire, avant et pendant la pose des derniers couloirs à baleines:

Il n’est pas baleiné jusqu’en bas, pour des raisons évidentes de courbure du corps, sinon je ne pourrais pas m’asseoir. Pour déterminer la longueur des baleines, je me suis simplement assise après avoir enfilé ma toile de corset, et j’ai tracé la limite inférieure des baleines directement au stylo sur le tissu, à hauteur du pubis pour le busc, des cuisses pour les baleines de devant, et de la chaise pour celles de derrière.

Petites photos moches de l’essayage d’hier soir, prises avec le téléphone et une lumière pourrie ^-^

Pas de vue de face, le cliché était mal pris et le corset n’est pas très beau vu sous cet angle… Il est extrêment droit, et les découpes des pans devant renforcent l’aspect « tube » ou colonne, ce qui est rigoureusement historique, étant donné le patron que j’ai utilisé, mais pas très flatteur…
Vu de face, il ressemble comme deux gouttes d’eau à celui-ci (sans les goussets pour la poitrine, j’aurais peut-être dû en faire…):

La bonne surprise, c’est que mon tissu synthétique (le rose mat) n’est pas du tout élastique, et résiste superbement à la tension. Il donne une vraie belle tenue au corset. L’autre bonne surprise, c’est le confort extrême d’un corset fait à ses propres mesures: il a beau être lourdement baleiné, tout en baleines acier plates, il me fait comme une seconde peau, je l’ai porté une petite heure ce matin pour tester des fonctions de base telles que m’asseoir et manger et j’ai été très agréablement étonnée de sa souplesse.

Maintenant, il ne reste plus qu’à poser le biais, la dentelle en haut du corset, préparer les jarretières et broder des abeilles pour stabiliser les baleines.

Murder Party en 1910: le retour du Combishort!

Comme le corset est en panne, teinture des rubans et commande de baleines oblige, il est temps d’avancer sur les autres parties du projet: les dessous.

Depuis mon dernier article sur le sujet, j’ai mesuré mon coupon de soie, quantité insuffisante, snif!
Mais j’ai aussi fait un petit tour chez Tissus Myrtille et trouvé de quoi faire mes dessous: coton fin écru pour le combishort, voile de coton taupe pour le jupon.

Puis je me suis rappelée que j’avais un grand coupon de broderie anglaise blanc cassé qui attendait d’être transformé en blouse…

Petite fouille et tri des diverses dentelles en stock, et voici le résultat de la pêche miraculeuse:

Gros plan sur les dentelles: celle du haut est une récup décousue hier soir d’une paire de manches lacées immonde que je n’ai jamais utilisées, celle du bas, possiblement faite au crochet, vient de chez Emmaüs. La bande de crochet sera utilisée comme entre-deux à la taille, entre l’empiècement de hanches et le volant des jambes, le long des coutures côté, et ailleurs entre les morceaux de coton uni et de broderie anglaise… La petite dentelle bordera les volants des jambes (j’en ai 4 morceaux, ça tombe bien!)

Rappel des 2 principaux modèles dont je vais m’inspirer, le haut de gauche avec le bas de droite:

Pour patronner le haut, j’ai retrouvé par hasard la semaine dernière un chemisier qui a la bonne forme et me va comme un gant.

Pour cintrer le dos, et pour l’empiècement des hanches, j’utilise des patrons de lingerie 1897. Et pour les jambes, ça va être de l’impro puisque pas moyen de savoir comment c’est construit… Je n’ai trouvé qu’un seule illustration de ce type de jambes volantées, une gravure intitulée « pantalon ballerine » dans un magazine de mode ancien.

J’ai déjà coupé l’empiècement dos et devant, en utilisant le patron de ceinture des culottes ouvertes 1897, que j’ai rallongé de 15cm pour qu’il descende jusqu’en bas de mon corset, histoire de ne pas avoir trop de volume coincé dessous. Le dos est d’une seule pièce, le devant en 2 parties, avec un rajout de 3cm sur chaque pièce au milieu devant pour la patte de boutonnage. L’empiècement se trouve être pile à la mesure de mon dos, j’ai rajouté 1cm pour l’aisance, et les 2 parties devant et dos seront raccordées par un entre-deux de ma dentelle au crochet.

L’assemblage sera fait à l’ancienne! Je possède plusieurs pièce de lingerie fine début de siècle (merci Maman!), qui sont trop petites pour moi et trop délicates pour être portées, mais une source précieuse d’informations sur les méthodes de construction de l’époque: chaque morceau (corps, manches, cols, ceinture etc…) a un bord finement roulotté, et est relié à son voisin par une bande de petites brides brodées (je rajouterai une photo ici plus tard, j’ai oublié d’en faire).

Je ne vais évidemment pas broder toutes ces brides, j’en aurais pour des heures et l’échéance du projet est trop courte! Je truande donc en utilisant ma dentelle ancienne en guise d’entre deux; pour les bords des pièces, je vais tester le roulotté machine (avec un point zigzag), sinon je le ferai à la main…

Murder Party en 1910: Mystère et fonds de tiroirs…

Des idées plein la tête, c’est bien, mais pour les concrétiser, il faut aussi des tissus! Et pourquoi se ruiner et encombrer encore plus sa maison, quand on a plein de stocks de beaux tissus qui attendent que l’on s’intéresse à eux.

Qu’avons-nous donc sous la main, dont les couleurs conditionneront le look final de la robe et les achats de compléments de tissus?
– trois coupons de mousseline changeante, impeccables pour faire une ceinture

– plusieurs coupons de doupions aux couleurs chatoyantes, achetés pour faire des corsets mais qui seraient très bien en ceinture ou bustier sous une tunique

– une petite chute de velours dévoré bleu canard, juste assez pour garnir un décolleté

– un rideau ancien en tulle brodé, chiné en brocante, assez grand pour faire office de sur robe en dentelle et/ou de manches longues ajustées, et dont le volant de bordure ferait de superbes manches

– un grand métrage de soie bleu nuit brodée rapporté de l’île Maurice par mes parents. Le motif est particulièrement adapté au style Art Nouveau. Elle est tellement belle que je n’ose pas la couper…

– un très gros reste de tissu rayé prune fluide et un peu transparent, acheté pour faire une tournure mais trop léger pour cet usage, et entamé pour le projet de robe New Look
– des chutes de la nappe du salon, en satin de polyester broché, doré motif noisette d’un côté, noisette motif doré de l’autre

– un rideau de franges rose fuschia qui serait du plus bel effet recyclé en bas d’une ceinture ou tunique ou en pompons

– un fichu rose défraîchi, acheté en vide-grenier car j’ai aimé sa petite frange de guipure délicate; je la destinais à un haut de corset, mais elle ferait tout aussi bien l’affaire pour des bordures de manches ou de ceinture

– et des tas de vieux draps blancs à teindre si besoin

Et côté accessoires, il y a du monde aussi en magasin! Tout dans les tons de bruns ou de gris. Certains historiques, d’autres pas…

– un parapluie ancien, à la très belle poignée en fer ouvragé (hérité de ma grand-mère); comme la poignée est recourbée au lieu d’être droite, je pense qu’il est postérieur aux années 20, mais cela reste une très belle pièce.

– un éventail ancien orné de dentelles, peint et rebrodé de sequins (chiné chez Emmaüs). La structure est abimée, à réparer (ivoire? os?).

– une bague de famille ancienne offerte par ma grand-tante: je pense qu’elle est de la bonne époque ou très approchant.

et en vrac pour les modernes: chapaeux, chaussures, gants longs, sautoir, médaillon gravé,…

Murder Party en 1910: Patchwork d’idées

Après l’avalanche de photos de tout ce que je NE pourrai PAS coudre, intéressons-nous plutôt à tous les petits détails qui piochés, un par-ci, l’autre par là, risquent de finir sur ma robe.

j’aime les ceintures à « pompons »:

j’aime les ourlets de sous-jupe bien visibles, en tissu contrasté ou brodé, ou texturé:

j’aime les tuniques à encolure en V sur une sous-robe de satin ou rebrodée:

j’aime les sur-jupes géométriques à bordure ouvragée:

j’aime les franges de perles, en particulier sur les manches:

je ne sais pas ce qui ressortira de tout ça, mais certainement quelques unes parmi ces inspirations… Et en quelle couleur, me direz-vous? Mystère et fonds de tiroirs, c’est par ici!

Murder Party en 1910: Comment faire un "camibloomer"

Revenons à nos dessous: première couche, la chemise/combinaison et le pantalon. Par confort et par choix esthétique également, j’ai décidé de faire la combinaison des deux en suivant ce modèle:

Observons la bête sous toutes ses coutures, car trouver un patron de ce genre de vêtement me parait impossible.

Il s’agit ni plus ni moins d’un caraco (le haut d’une chemise) et d’un short ample, connectés à la taille. J’ai possédé un combishort similaire quand j’étais ado, et j’en ai réalisé une copie en soie il y a quelques années. Malheureusement, j’ai essayé la dite copie en mai pour le défi d’Elfyne, et il est un poil trop petit. Ceci dit, entre ma version presque à la bonne taille, et le patron de pyjama que j’ai retrouvé hier soir, ça ne devrait pas être trop compliqué!

Les différents morceaux:
– un dos d’une seule pièce (?) taillé bien large
– un devant en deux moitiés avec patte de boutonnage jusqu’à la taille
– une bande de dentelle à la taille pour froncer
– un empiècement plat sur les hanches pour éviter d’avoir trop de tissu bourré sous le corset long
– un grand volant taillé en cercle pour chaque jambe.
 NB: j’aime particulièrement le détail de la jambe fendue sur le côté, qui permettra de limiter au moins en partie le tissu bourré dans les jarretelles.
Voici un autre modèle plus simple côté décos:

Et le look porté avec corset, jarretelles et bas: des tas de tissu entassé entre les cuisses et sur les côtés; je ne suis pas vraiment convaincue par le confort du truc… D’où la nécessité d’un tissu très fin.

J’ai en réserve du pongé de soie couleur Cuisse de Nymphe (c`est-y pas chou?), et du voile de coton blanc cassé. Pas sûre des quantités, mais je peux toujours faire du patchwork…

Qu’en pensez-vous? Aimez-vous ce style de sous-vêtement ou préférez-vous le plus classique ensemble chemise + pantalon fendu?