Projet XVIIIème: les dessous (1)

A chaque époque sa mode, à chaque mode sa ligne particulière, et pour obtenir cette ligne, les fondations sont essentielles! Il est illusoire de vouloir faire une robe à la française par exemple, ou une tournure, qui semble historique sur le papier/patron, sans lui assortir les sous-vêtements de l’époque qui vont constituer l’architecture, la colonne vertébrale du vêtement, sous peine de se retrouver avec un magnifique déguisement façon princesse Disney!

Il est même essentiel de faire les dessous AVANT de couper la robe, car corps, camisole, corset victorien, paniers, crinoline, ou jupon vont totalement remodeler les lignes et volumes du corps et imposer au vêtement des directions inattendues.

Voici donc l’étape 1 de mon projet: LES SOUS-VETEMENTS!

De quoi se composent les dessous d’une robe chemise fin XVIIIème? Peu de documentation sur le sujet et beaucoup de débats… selon qui la porte, quand, où et comment, les dessous peuvent aller d’un simple blanc-corset à un grand corps à baleines, c’est-à-dire d’un corps tout mou à un buste très structuré. Il faudra également un jupon pour donner du corps à la jupe, et neutraliser la transparence du voile de coton… et éventuellement  des coussins sur les hanches ou les fesses? à voir…

LE CHOIX DU CORSET

le blanc corset: « A l’époque, le corset ou blanc corset ou corps de cotte est au contraire un vêtement souple. Il peut être rigidifié par quelques baleines situées sur le devant et au milieu de dos. Il est généralement en toile piquée qui assure le maintien. Il tire son nom du fait qu’il est « blanc » de baleines – sans baleines – et non du fait qu’il soit en majorité réalisé en toile blanche qui en permet le lavage fréquent. » source l’Atelier d’Arachnée

le grand corps à baleines: « La partie supérieure du « Grand habit » de cour féminin est un corset très serré et rigide nommé le « grand corps », de forme conique et étroite, qui comprime fortement les côtes flottantes (basses), et dont les bretelles projettent les épaules en arrière, rapprochant les omoplates et donnant un dos très droit et un beau port de tête. C’est probablement la forme de corset la plus contraignante à avoir jamais été portée. » source Wikipédia


le corps semi-baleiné: de coupe similaire à celle du grand corps, il se distingue par son baleinage beaucoup plus « light », autorisant une plus grande liberté de mouvement.  Il est de fait également beaucoup plus léger.



exemple de grand corps (les baleines sont piquées à touche-touche et doublent entièrement le corset)  VS corps semi-baleiné (quelques baleines par-ci par-là): (images quand blogger voudra bien me les charger…grrr!)




C’est pour ce dernier modèle que je vais opter, d’une part par souci d’économie (les baleines c’est pas donné!), d’autre part car ce sera ma toute première réalisation en corsetterie, et que je ne suis pas à l’abri de petits décalages… or un décalage d’inclinaison sur une seule baleine dans un grand corps, peut se répercuter en cascade jusqu’à une symétrie complètement foirée à la fin du montage! (mode psychodrame de la débutante en corsetterie ^-^)


En écumant les sites, blogs, et librairies en ligne, j’ai craqué pour ce très beau livre de Noarh Waugh, The cut of women’s clothes 1660-1930, qui couvre une très large période en terme de costumes historiques, et a l’avantage de proposer à la fois le patron de la robe-chemise, et celui du corps baleiné.


En avant pour l’agrandissement du patron à taille réelle!

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